Iriko ihindurwa…
Niba ihinduka rikenewe, bishobora gufata amasegonda makeyi.
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La Gambie fait face à l’arrivée de réfugiés suite à l’opération militaire lancée dimanche par l’armée sénégalaise dans le nord de la Casamance, à la frontière entre les deux pays. Cette opération contre la rébellion du MFDC arrive après un accrochage survenu le 24 janvier entre un détachement sénégalais de…

Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac
« Il fallait s’y attendre » affirme une source proche du dossier, après l’accrochage qui avait coûté la vie à quatre soldats sénégalais. Sept autres avaient été capturés par le MFDC, avant d’être relâchés le 14 février devant des journalistes. Ces événements ont été vécu par l’armée comme « une humiliation » poursuit notre interlocuteur, pour qui cette opération militaire est une manière de « laver l’affront ».
Dans son communiqué, l’état-major affiche clairement son principal objectif : « démanteler les bases de la faction MFDC de Salif Sadio situées le long de la frontière nord ». Salif Sadio s’était pourtant dit prêt à des négociations avec Dakar dès 2012. Mais le processus de paix est bloqué et l’option militaire a été privilégié : début 2021 déjà, l’armée avait mené des opérations de ratissage des bases MFDC, cette fois dans le sud de la Casamance, à la frontière avec la Guinée-Bissau.
Conséquence de cette nouvelle opération : des populations ont fui la zone et traversé la frontière vers le sud de la Gambie. Pas de bilan fiable sur leur nombre à ce stade. Les autorités de Banjul ont annoncé une enveloppe de 5 millions de dalasis – environ 85 000 euros – pour venir en aide aux réfugiés et déplacés.
La communauté chrétienne Sant’Egidio, impliquée de longue date dans des médiations en Casamance, exprime « sa profonde inquiétude face à l’affrontement armé ». Elle appelle à « l’arrêt de combats pour reprendre le processus de négociation ».
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Amakuru ahambaye yatoranijwe n'abanditsi bacu. Kuva ku wa mbere gushika ku wa gatanu.
Mu kwiyandikisha, wemera politike yacu y'ibanga.



