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Le 22 mars, le vice-président Riek Machar, principal opposant au président Salva Kiir, annonçait le retrait de ses militaires des mécanismes de mise en œuvre des aspects sécuritaires de l’accord de paix de 2018 qui tente de mettre fin à la guerre civile démarrée en 2013. Mais depuis la formation…

Avec notre correspondante à Juba, Florence Miettaux
Certains le qualifiaient d’ambitieux, d’autres n’ont jamais cru sa mise en œuvre possible. Force est de constater aujourd’hui que le processus de paix sud-soudanais a calé, de l’aveu même de Charles Tai Gituai, le chef de la commission qui supervise sa mise en œuvre : « Il nous reste moins d’un an avant la fin du gouvernement de transition. Et ce qui nous préoccupe le plus, ce sont les domaines de l’accord qui n’ont pas été mis en œuvre. Nous sommes inquiets, car le temps qui reste est très court avec de nombreuses questions critiques qui n’ont pas été mises en œuvre. »
Parmi les questions les plus pressantes, celles de l’unification des forces armées ou encore de la réforme de la Constitution et des lois électorales. Mais l’immense retard pris sur le calendrier initial sème le doute.
La multiplication des incidents, avec ce retrait de l’opposition et ces combats rapportés jeudi dans l’État du Haut-Nil, indiquent-ils l’échec prochain du processus de paix ? « Absolument pas, estime Charles Tai Gituai. Étant en charge du suivi de l’accord de paix, nous avons pu engager le dialogue avec son excellence le vice-président Machar. Nous nous sommes réunis avec les commissions chargées des questions sécuritaires. Et samedi, nous allons avoir une réunion pour traiter de ces questions. Et si vous avez en mémoire le communiqué de presse qui a été publié par son excellence Machar, il était très clair sur le fait qu’ils ne sortent pas de l’accord. »
Le chef de la commission qui supervise le processus de paix au Soudan du Sud insiste sur l’importance d’une médiation plus efficace au niveau régional et international. Et ce alors que des élections sont prévues pour début 2023.
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